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Loi Madelin · Prévoyance TNS

Prévoyance Madelin : protéger les revenus du travailleur indépendant

Quand on est à son compte, on est sa propre assurance revenu. Un arrêt de travail prolongé, une invalidité, un décès : votre régime obligatoire ne couvre qu'une partie — souvent faible — de ce que vous gagnez réellement. La prévoyance Madelin sert exactement à combler ce trou, avec en prime un avantage fiscal. Voici comment elle fonctionne et où sont les vrais pièges.

Restaurateur dans son établissement

Pour qui ?

Travailleurs non salariés non agricoles : artisans, commerçants, professions libérales, gérants majoritaires de SARL. Indispensable si vos revenus reposent sur votre seule capacité à travailler et que vous n'avez pas d'autre filet de sécurité.

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La vraie lacune : votre régime obligatoire couvre peu

Beaucoup d'indépendants pensent être protégés « comme un salarié ». Ce n'est pas le cas. Selon votre caisse, en cas d'arrêt de travail, les indemnités journalières démarrent après un délai de carence et ne représentent qu'une fraction de votre revenu. En invalidité, la pension peut être modeste — et l'invalidité partielle n'est parfois pas indemnisée du tout.

Concrètement, si vous êtes immobilisé plusieurs mois, votre chiffre d'affaires s'arrête mais vos charges fixes continuent : loyer professionnel, crédits, charges de famille. C'est précisément ce décalage que la prévoyance vient combler.

La bonne question à se poser : « Si je m'arrête 6 mois demain, je tiens combien de temps ? » Si la réponse vous met mal à l'aise, c'est qu'il y a un sujet prévoyance.
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Ce que couvre une prévoyance Madelin

Un bon contrat de prévoyance TNS s'articule autour de trois grandes garanties, à calibrer selon votre situation :

  • Incapacité de travail (arrêt) : des indemnités journalières qui prennent le relais de votre caisse, pour maintenir vos revenus pendant l'arrêt.
  • Invalidité : une rente si vous ne pouvez plus exercer, partiellement ou totalement. Le point clé est la définition retenue — celle qui s'appuie sur votre métier vous protège mieux.
  • Décès : un capital et/ou des rentes pour votre conjoint et vos enfants, afin que votre famille ne supporte pas, en plus du deuil, une rupture de revenus.

L'intérêt d'un contrat sur mesure, c'est de doser ces garanties : inutile de surpayer ce dont vous n'avez pas besoin, indispensable de bien couvrir ce qui vous exposerait vraiment.

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L'avantage Madelin : la déductibilité fiscale

C'est le grand atout du dispositif. Les cotisations que vous versez sur un contrat de prévoyance Madelin sont déductibles de votre revenu professionnel imposable, dans une limite fixée par la loi en fonction de vos revenus.

Autrement dit : une partie de l'effort que vous consacrez à vous protéger est allégée par l'économie d'impôt. Vous transformez une dépense « subie » en une protection partiellement financée par votre fiscalité — à condition de rester dans le cadre du dispositif et d'être à jour de vos cotisations sociales.

À retenir : l'avantage fiscal est réel mais il ne doit jamais piloter le choix tout seul. Un contrat mal calibré « parce qu'il défiscalise » reste un mauvais contrat. La protection d'abord, la fiscalité en bonus.
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Les pièges qui ne se voient qu'au moment du sinistre

Deux contrats au tarif identique peuvent vous protéger très différemment. Ce que je vérifie systématiquement :

  • La définition de l'invalidité : évaluée sur votre profession précise, ou sur « toute profession » ? L'écart est énorme le jour venu.
  • Les exclusions : affections du dos, troubles psychologiques, sports, antécédents — souvent les premières causes d'arrêt, et parfois justement exclues.
  • Les franchises et délais de carence : à partir de quand êtes-vous réellement indemnisé ?
  • Le maintien des garanties et la revalorisation dans le temps.

C'est exactement ce travail de lecture fine que je fais sur vos contrats actuels — ou avant de vous en proposer un nouveau.

Le conseil de William

Et concrètement, pour vous ?

La plupart des indépendants que je rencontre ont déjà « une prévoyance ». Le problème n'est presque jamais l'absence de contrat : c'est un contrat mal calibré, souscrit vite, avec des garanties qui ne correspondent ni à leurs revenus ni à leur métier.

L'audit est sans engagement. Je pars de votre régime obligatoire réel, je calcule ce que vous toucheriez vraiment en cas d'arrêt ou d'invalidité, je relis votre contrat actuel ligne à ligne — et je vous dis s'il faut l'ajuster, le remplacer, ou s'il est déjà bon. Sans vous pousser à signer quoi que ce soit.

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Questions fréquentes

Qui peut souscrire un contrat de prévoyance Madelin ?

Les travailleurs non salariés non agricoles : artisans, commerçants, professions libérales, gérants majoritaires de SARL. Le statut TNS et la régularité des cotisations sociales conditionnent l'accès au cadre Madelin.

Qu'est-ce que la déductibilité Madelin change pour moi ?

Les cotisations versées sur un contrat de prévoyance Madelin sont déductibles de votre revenu professionnel imposable, dans une limite fixée par la loi. Concrètement, une partie de l'effort de protection est allégée par l'économie d'impôt.

Le régime obligatoire ne suffit-il pas ?

Rarement. Selon votre caisse, les indemnités journalières et la pension d'invalidité ne couvrent qu'une fraction de votre revenu réel, avec des délais de carence et parfois aucune prise en charge de l'invalidité partielle. La prévoyance Madelin comble cet écart.

Pourquoi faire auditer un contrat que j'ai déjà ?

Parce que les pièges se cachent dans les définitions : invalidité évaluée sur votre métier ou non, exclusions dos et psychologiques, franchises, montants réellement versés. Un contrat existant peut couvrir bien moins que ce que vous croyez.

06 17 45 53 76 Audit